Je vous ai déjà parlé de Marie, ma petite cousine, mon âme d'enfant, mon innocence. Encore une fois ce matin elle est tombée tellement juste lorsqu'elle m'a dit « mais...moi je comprends jamais ce que tu veux faire »
Combien de trains sont passés sans que je ne puisse monter dedans, des dizaines, des centaines, en tout cas beaucoup trop ! Certains vont trop vites, d'autre pas assez. Parfois les passagers ne me laissent pas rentrer, parfois le conducteur ne s'arrête pas et souvent je reste là, sur le quai, avec mes valises et ma peur. Mais vous croyez quoi, qu'il suffit de monter, de fermer les yeux et d'attendre l'arrêt ? Encore faut-il savoir où descendre... moi je ne sais pas faire, je ne sais pas grand-chose finalement.
Marie, le doute est mon propre, ne pas se poser de questions, ce serait déjà avoir une partie de la réponse.